Lors d’un conseil communautaire exceptionnel, ce lundi 27 mars, la Communauté Urbaine a officiellement sollicité son évolution en Métropole.

 

« Ce soir, je suis à la fois heureux, fier et ému. » C’est par ces mots que Gaël Perdriau, Président de Saint-Étienne Métropole, a conclu l’unique débat à l’ordre du jour du Conseil communautaire exceptionnel du lundi 27 mars.

À une très large majorité, les conseillers communautaires se sont prononcés favorablement sur le projet de transformation de la Communauté Urbaine en Métropole à compter du 1er janvier 2018.

Afin d’introduire le débat, le Président a rappelé les enjeux de cette évolution : intégrer le cercle restreint des 22 Métropoles françaises qui seront, pour l’État, des points d’appui dans la déclinaison de ses grandes politiques publiques ; discuter d’égale à égale avec les autres grandes Métropoles de la Région, lyonnaise, grenobloise et bientôt clermontoise ; bénéficier d’une plus grande autonomie dans la réalisation des projets de développement économique, etc.

La commune, socle de la future Métropole

Le Président a aussi souhaité conforter ses collègues maires : la commune restera le socle de la future Métropole. « Le Pacte Métropolitain stéphanois, que nous avons rédigé et adopté ensemble, est plus que jamais d’actualité. Il restreint les marges d’incertitude. »

Gaël Perdriau a rappelé que l’évolution en Métropole ne changeait rien au fonctionnement de l’institution et aux règles établies. « Le principe un maire = une voix, que j’ai souhaité instituer au Bureau exclut de facto toute politique de rouleur compresseur. Aucun dossier qui n’obtient pas la majorité en bureau ne sera présenté en Conseil communautaire. L’évolution en Métropole ne change rien à tout cela. »

Et Gaël Perdriau d’insister : « si on veut construire un projet collectif, on ne peut le faire qu’ensemble. »

« Si on veut construire un projet collectif, on ne peut le faire qu’ensemble. »

L’évolution en Métropole servira le territoire de nos 53 communes, et au-delà. Après les inévitables débats sur le périmètre dans le cadre du Schéma départemental de coopération intercommunale, le dialogue se poursuit avec les intercommunalités voisines. « Nous sommes, souligne Gaël Perdriau, dans une démarche constructive avec nos voisins pour raisonner en aire urbaine, afin que la puissance de notre Métropole rejaillisse sur chacun d’entre eux. »

À l’heure de conclure son propos, Gaël Perdriau a rappelé le chemin parcouru et remercié ses collègues élus. « En novembre 2014, je vous demandais un vote de confiance pour étudier l’éventualité d’une évolution en Communauté Urbaine. Cette évolution, si nous ne l’avions pas voulue, nous ne nous serions pas mis en ordre de bataille en 2015, nous ne serions pas devenus Communauté Urbaine en 2016… et, à l’heure actuelle, nous regarderions passer le train avec les regrets d’avoir passé une grande opportunité pour notre territoire.

Cette opportunité, nous avons su la saisir. »